Notre école de musique

A Bon Repos, le phénomène de la délinquance juvénile prend quotidiennement, des proportions inquiétantes. Elle connait un rythme croissant. Vu l'importance de ce phénomène, tout citoyen responsable ne s'aurait resté indifférent, en se contentant de regarder cette jeunesse ne fait que s'enfoncer de jour en jour dans l'abime. Des valeurs qui pourraient être utiles aux pays périssent. Le problème de la délinquance juvénile est très sérieux. On parle constamment de l’encadrement des jeunes, de la journée mondiale de la jeunesse, mais, malgré tout, le mal persiste, le problème reste entier. Si on laisse la situation telle qu'elle est, demain qui va prendre la relève! La délinquance juvénile représente un obstacle à l'épanouissement intellectuel, moral et social des jeunes. Les sociétés se trouvent dans l'obligation de respecter les droits de la personne humaine. On constate que ce problème n'a jusqu'à ce jour, trouvé de réponse visant à faire face à ce phénomène.
S’il est vrai que l’institution familiale constitue le principal espace de socialisation et d’encadrement des enfants, des jeunes, de nombreuses familles haïtiennes, particulièrement celles des différentes localités des zones défavorisées s’avèrent incapables d’assumer pleinement ce rôle en temps normal. Viennent ajouter à tout cela les effets néfastes des catastrophes naturelles comme le séisme du 12 janvier 2010 et les peines que nous font subir certaine épidémie comme le choléra. Un tel constat fragilise d’avantage ce segment de la population vulnérable de par sa nature. Cette fragilité accentuée par le contexte de violence et de désengagement citoyen que connait depuis plusieurs années la société haïtienne, se révèle d’autant plus préoccupante quand on connait l’importance que revêt la jeunesse dans le développement et le parcours ultérieur de l’individu. Aujourd’hui plus que jamais, les jeunes des quartiers défavorisés méritent que la société haïtienne adresse, à travers ses institutions sociales, les problèmes qui menacent leur développement personnel et leur intégration sociale.
C'est cette vue d'une société haïtienne en agonie qui nous poussait à proposer ce projet de l’école de la musique Josaphat et à rechercher des moyens de financement pour pouvoir aider les jeunes des deux (2) sexes de Bon Repos, en particulier ceux de la localité de Lizon, à avoir un métier en main en vue de mieux s’armer à faire face à ces fléaux qui sont la délinquance et la prostitution juvénile. Dans cette école de musique nous tenons compte des plus vulnérables qui n’ont pas d’argent pour payer un métier. Après leur graduation, ils jouaient l’Eglise, dans les jazz, dans les bandes de rara. La musique est un bon moyen d’épanouissement pour ces jeunes-là.